| Pas assez de femmes chercheurs en Allemagne |
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AFFm Pas assez de femmes chercheurs en Allemagne Au lendemain de la journée de la femme, dimanche 8 mars, il convient de se féliciter de l’attention que lui portent les institutions françaises et particulièrement dans le secteur médical. Si aujourd’hui, elles ne représentent que 39% de la population des médecins, les prévisions les donnent gagnantes dans une vingtaine d’années puisqu’elles seront 54% en 2030. Une belle avancée pour un pays qui a reconnu tardivement leurs droits aux femmes. En revanche, l’Allemagne qui leur a accordé notamment le droit de vote bien avant la France, traîne aujourd’hui la patte dans la course à l’égalité. Au point que plusieurs universités allemandes bénéficiant de moyens supplémentaires pour développer une recherche d'excellence ont été sollicitées pour mieux répartir les participants masculins et féminins. Un projet de recherche de l'Université de Hambourg mené par le Professeur Anita Engels accompagne ce processus pour une durée de cinq ans et s'intéresse à la place des femmes dans la recherche d'excellence. Ce projet est soutenu par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche à hauteur d'environ 1 million d'euros pendant cinq ans. Le 3 mars, les premiers résultats ont été dévoilés montrant que l'égalité hommes-femmes est une préoccupation importante des institutions participant à l'Initiative d'excellence et fait l'objet de mesures très variées : offres à destinations des jeunes filles pour les motiver à mener une carrière scientifique, possibilités de conseil et de bourses, mise à disposition d'assistants pour les chercheuses ayant des enfants, afin d'alléger leur présence au laboratoire pour le suivi des expériences... Cependant, le recrutement de femmes scientifiques d'excellence est considéré comme difficile par les universités d'excellence. Des obstacles juridiques et administratifs lors de la mise en oeuvre de mesures innovantes de renforcement de l'égalité sont principalement incriminés. La prochaine phase de l’étude devra mettre en évidence les causes de la sous-représentation des femmes aux postes de pointe dans le monde de la science et de la recherche et proposer des recommandations pour y remédier.
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